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13 reasons why, une série importante

A LIRE ATTENTIVEMENT ➝ Je vais peut-être spoiler un peu dans cet article même si j'essayerai de rester la plus vague possible. Toutefois, si la série joue évidemment sur le suspens pour maintenir son auditoire, je ne pense pas que le sensationnel soit essentiel pour apprécier ce qu'elle apporte, au contraire.
➝ Cette série contient beaucoup de trigger warning importants que je vais énoncer ici. Si vous êtes sensibles à l'un d'eux, faites attention à vous. Ils sont généralement signalés en début d'épisodes dans le but d'avertir le spectateur, je vous invite à vous y référer. Il existe aussi des post tumblr qui recensent les passages sensibles.  TW : tentative de suicide, scarification, suicide, dépression, harcèlement sexuel, harcèlement scolaire, viol.




13 reasons why est le dernier bébé série de Netflix, adapté d'un livre éponyme de Jay Asher. J'ai lu ce livre il y a très longtemps, plusieurs fois et j'avoue que mes souvenirs en sont très flous. Très très flous. J'avais juste le sentiment d'un livre important qui m'était resté, ce qui a déclenché mon enthousiasme quand j'ai su qu'il était adapté. Il n'en reste pas moins que j'ai découvert la série vierge de toute attente - il faudra quand même que je relise le livre cet été pour voir les écarts, ce qu'ils ont rajouté et enlevé et comment l'un et l'autre se complètent. Mais il se trouve que de mon point de vue de non lectrice, je trouve que la série est un pari réussi.

Pour ceux qui seraient passés à côté du bruit énorme qu'a fait la sortie de la série, en voici le résumé. Clay, lycéen, reçoit un jour treize cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade qui a mis fin à ces jours quelques semaines plus tôt. Sur ces cassettes, chaque face met en porte-à-faux une personne qui a blessé Hannah d'une manière ou d'une autre et l'a poussée dans ses derniers retranchements. La règle est simple : prendre connaissance de ces cassettes, apprendre ce que l'on a fait (parfois sans même en avoir conscience), et la passer au suivant. On suit donc Clay pendant treize épisodes, un pour chaque cassette enregistrée.

Si j'ai envie de vous parler aujourd'hui de 13 reasons why, ce n'est pas tellement pour la qualité de la série. Celle-ci est très bien réalisée ça ne fait aucun doute. Les acteurs ont parfaitement capté l'essence de leurs personnages. Cela permet de s'attacher à eux comme de comprendre les nuances d'écriture, parce que la série tend à éviter le manichéisme (tout en gardant l'essence du message principal sur lequel je reviendrai). On a envie d'aider Hannah, de soutenir Clay dans ces écoutes difficiles, d'être là pour Jessica - et aussi de botter les fesses à bien d'autres que je ne citerai pas ici pour éviter le spoiler :))). De plus, la série sait jouer du suspens, à la fois à l'échelle globale de la série et dans les épisodes même. Parfois, on ne découvre pas le sujet de la cassette avant un petit moment tout en ayant entraperçu des images rapides en début d'épisode, titillant ainsi notre imagination. De la même façon, l'évolution des personnages est assez intéressante. Je reprocherai peut-être la fin un peu rapide. Certes, je comprends l'idée de terminer lorsque l'histoire d'Hannah s'achève, puisqu'après tout c'est son histoire qu'on écoute en premier lieu. Le problème est qu'on a un afflux d'informations sur les autres personnages à la fin et ça peut être frustrant. Mais c'est un choix et en soi ça ne gâche pas le bilan. Petit bonus et pas des moindres : on salue la représentation et le fait qu'enfin une série intègre des POC et différentes orientations sexuelles sans en faire un sujet central pour autant (et sans en tuer aucun woh !!).

Ce qui fait la force réelle de 13 reasons why c'est le nombre de messages que la série prend à bras le corps et dissémine dans les différents épisodes. Certains sont réduits à une phrase, font très messages subliminaux, mais sont tout aussi importants. En effet, notre société est structurée par le langage, par les représentations et ce que l'on voit dans les médias conditionne nettement notre mode de pensée. Alors, faire évoluer certains messages qu'on entend d'habitude est essentiel pour l'évolution de la société. En outre, 13 reasons why s'attaque à des problématiques très fortes et les traite de manière assez remarquable et inhabituelle, permettant une nouvelle sensibilisation.

En premier lieu, la série aborde la question du harcèlement scolaire et montre comment celui-ci peut être désastreux. Jusqu'à ces dernières années, il n'y avait aucune sensibilisation à ce propos : rien dans les journaux, rien dans les écoles. Si cela commence à apparaître, les mêmes discours reviennent souvent. On dit aux harcelés que ça va passer, que les harceleurs sont des personnes bêtes ou jalouses comme si ça excusait leurs actes, qu'ils ne sont qu'un passage dans la vie et qu'on en aura vite fini. Ce discours je l'ai entendu de nombreuses fois et il est encore dans la bouche de ceux qui oublient qu'il faut une véritable sensibilisation à ce propos dans les écoles. Ce n'est pas à la victime de se taire, de faire avec, et des actions plus larges devraient être prises à l'échelle de la direction de l'école. La sensibilisation fait partie de ces actions à entreprendre et c'est le parti que prend la série. 13 reasons why présente un cas de personne harcelée. Elle montre que le harcèlement peut prendre de multiples formes, y compris diffuses, silencieuses, éphémères. Les gens minimisent voire ne réalisent pas les conséquences de leurs actes. La série décide de montrer comment la moindre chose peut avoir son importance, en suivant le principe de l'effet papillon. Les moqueries, les rumeurs, les actes abusifs, décider que la personne exagère, tourner le dos à cette dernière... Tout peut peser sur la balance et faire basculer la vie de la personne harcelée. Certes, le suicide n'est pas constamment une solution envisagée par les personnes harcelées et cela ne doit pas délégitimer d'autres types de vécu. Mais il s'agit de montrer un type d'impact sur une vie et la série ne peut pas tout recouvrir. La conclusion est nette : il est primordial d'écouter les victimes et plus largement d'obtenir une action et sensibilisation sur le harcèlement.

Un autre aspect important est le sexisme dans le harcèlement. Bien sûr, le harcèlement scolaire n'est pas exclusivement féminin (loin de là, ce n'est pas mon propos). Toutefois, il revêt des formes différentes et spécifiques pour les filles. La série insiste sur des manifestations quotidiennes du sexisme. Par exemple, un garçon humilie une fille parce qu'il n'obtient pas ce qu'il veut sexuellement et qu'il a l'impression qu'elle lui doit quelque chose. Or, ce schéma de la redevance féminine est un schéma que l'on retrouve régulièrement dans les agressions (verbales ou physiques) de femmes. Il y a également de nombreux exemples de slut-shaming, avatars de la culpabilisation faite aux femmes vis-à-vis de leur sexualité. La série dépeint une réputation de "fille facile", insistant sur les jugements ("ce n'est pas convenable") comme sur les actions que cela engendre. D'une part, on insiste sur la responsabilité masculine dans le processus. Les garçons sont généralement les premiers à répandre ces bruits, à les renchérir et surtout à en profiter, menant à des actes illégaux comme le harcèlement sexuel ou le viol. D'autre part, on observe les répercutions de ces rumeurs sur les relations entre filles. On voit par exemple comment sont entretenus des clichés, tels que la jalousie féminine ou l'absence de solidarité entre femmes. Finalement, les filles en viennent à déconsidérer les autres en s'accusant tour à tour de faire une compétition déloyale pour l'amour d'un garçon, de multiplier les coups bas (spécialité des femmes fourbes n'est-ce pas), d'être des attention whore, d'être jalouses... Cela montre assez bien la manière dont elles sont entraînées dans les structures misogynes dont elles sont en fait victimes. Cet ensemble de conséquences montre à quel point le harcèlement enduré par Hannah participe d'un système sexiste. Ce système construit des attentes spécifiques auxquelles devraient apparemment répondre les femmes, alors même que ces attentes n'ont aucun fondement. 13 reasons why met en accusation ces attentes, souvent invisibilisées, du système patriarcal et en montre certaines répercutions.

Enfin, 13 reasons why revient sur la culture du viol et comment celle-ci se manifeste. La série montre clairement qu'il faut recentrer la culpabilité sur le violeur lorsqu'on juge les affaires de viol et insiste sur le fait que la victime n'est JAMAIS coupable, peu importe ses habits, son état, qu'elle n'ait pas crié, dit non ou résisté. Avec la culture du viol, si la victime ne remplit pas certaines conditions, alors "ce n'était pas vraiment un viol, elle le voulait". Il s'agit finalement d'une réduction de la définition du viol à un type d'agression très précis, ne correspondant pas à la réalité des statistiques. La série insiste sur cette culture, notamment avec le personnage de M. Porter ou à travers les réactions des lycéens. Elle montre ainsi qu'on a tendance à accuser la victime plutôt que de porter la faute sur le violeur. C'est d'autant plus soutenu que le violeur ne se sent pas coupable et qu'on tente à plusieurs reprises de minimiser ou de démentir ce qu'il a fait. On a donc d'un côté la victime qui est accusée de ne pas avoir réagi et de l'autre côté, des excuses données au violeur : "lui as-tu fait du charme ?" ; "il m'a aidé avec mes problèmes familiaux, alors je ne voulais pas gâcher sa vie en le mettant devant ce qu'il a fait". Autant de phénomènes qui définissent la culture du viol et que la série tente de démonter en redésignant les réels coupables.

En conclusion, 13 reasons why est une série que je vous recommande pour la sensibilisation qu'elle permet sur de nombreux sujets - en espérant que vous y soyez plus perméables qu'un certain nombre de personnes sur l'internet qui n'ont pas compris le message ! Soyez prudents en la regardant, conscients de votre propre sensibilité parce qu'elle peut très vite bouleverser et être difficile à regarder. Bref, prenez soin de vous en premier lieu. En espérant avoir suscité des envies, je vous souhaite un bon visionnage !

Bilan séries été 2014

Aujourd'hui, je reviens pour un article qui marine depuis.. très longtemps ! Il s'agit des dernières séries que j'ai découverte, la plupart ayant été visionnées pendant les vacances. Oui, la prépa ne laisse pas vraiment le temps de passer ses soirées dans son lit avec son ordinateur et ses séries. Toutefois, j'avais passé l'été à finir celles où j'avais du retard et à en découvrir d'autres, bonnes.. et moins bonnes. Mais globalement, j'ai fait de bonnes découvertes ! Je vous en procure ici une petite critique, et des petits conseils de visionnage.


Pretty little liars, première partie de la saison 5 (spoiler !). Pretty Little Liars a repris au début de l'été et j'ai donc pu suivre les épisodes au fur et à mesure . J'avoue que je ne sais pas trop pourquoi je continue cette série, probablement que je n'arrive pas à la lâcher (because j'ai quand même envie de savoir, because j'aime Spencer d'amour, because Spencer/Toby me fait bader itout). La saison 4 de cette série m'avait beaucoup agacée, m'avait même ennuyée, je n'en pouvais plus et je ne trouvais plus trop d'intérêt à la série, bien que les derniers épisodes aient réveillé quelque chose. J'avoue, j'attendais la saison 5 au tournant et.. finalement je n'ai pas été trop déçue. Sans retrouver l'excitation du début, parce que passablement agacée par le fait que les saisons et donc les intrigues étaient multipliées, j'ai tout de même goûté avec un certain plaisir la plupart des épisodes. J'ai trouvé très sympa d'avoir fait revenir Allison, même si je la déteste, ça ajoute du piquant et du changement, et c'est vraiment agréable. Certains épisodes m'ont même vraiment intéressée, surtout le dernier qui est retentissant (en même temps, c'est la coupure de mi-saison, ils ont fait un effort). En bref, je continue mais ce n'est pas non plus ce que j'ai pris le plus de plaisir à regarder cet été.


Skins, saison 7 (spoiler !). Elle était sortie depuis des mois et traînait dans ma liste de séries à regarder. J'étais à la fois réservée et curieuse à propos de cette nouvelle saison. D'un côté, j'étais contente de revoir les anciens personnage, l'ambiance de Skins, les acteurs, enfin le show habituel quoi (ça reste ma série préférée). Puis j'ai appris qu'on ne voyait qu'en tout et pour tout cinq personnages, absolument pas diversifiés (quatre étaient quand même de la deuxième génération). Et cette gêne a continué quand j'ai regardé les épisodes. Quasiment aucune référence au passé, à la famille, aux amis, à toute la clique. J'aurais adoré un retour sur tout. Non mais on est quand même passé sur Effy sans parler de Tony, de Pandora ou de Freddy. DE FREDDY BORDEL. Pour moi, l'épisode d'Effy était un foutoir, absolument sans intérêt (à part celui de voir Kaya Scodelario toujours aussi jolie et talentueuse dans une très belle garde-robe). Le changement était limite radical, sa relation et l'histoire avec Emilie/Naomie mal construite. J'ai été très déçue. Puis l'épisode de Cassie a fait remonter cette saison dans mon estime. Peut-être parce qu'on l'a retrouvé telle quelle (et qu'il y a eu une petite allusion à Sid, dieu merci). Ce que j'ai surtout adoré dans cet épisode c'est l'esthétisme. Tout est très délicat, très pâle, très travaillé, très pure comme Cassie. ça m'a ravie les yeux et j'en étais assez contente. Et enfin, l'épisode de Cook a achevé de me donner un assez bon avis de manière dominante. Il était absolument génial et là, on sent le passé revenir car il l'envahit tout entier (certes sans références directes ou personnages, mais à ce point-là j'avais déjà renoncé). J'ai trouvé cet épisode très bien mené, il vous prend aux tripes et nous fait nous demander ce qu'il va se passer toutes les deux minutes. Cook a mûri mais on retrouve quand même le personnage qu'on a connu (sans le côté gamin qui m'insupportait). Puis cet épisode était comme une course entre la vie et la mort qui à mon sens représente parfaitement Skins. En bref, une saison que j'ai regardé pour clôturer Skins, mais dont on aurait sans doute pu se passer parce qu'elle s'inscrit presque comme quelque chose de différent.
 

Broadchurch. J'ai regardé cette série chez ma grand-mère, pressée par deux amies qui l'avait vue quand elle passait à la télé. C'est une série policière, de production anglaise, avec des acteurs plus ou moins connus (coucou David Tennant). Elle est assez courte, avec des épisodes de 45 minutes, ce qui est un bon point pour moi (vous savez que j'aime les choses courtes maintenant). J'ai beaucoup aimé, même si ce n'est pas totalement un coup de cœur non plus. L'histoire est intéressante parce qu'elle ne tourne pas qu'autour du meurtre mais fait aussi le portrait d'un petit village typique où chaque habitant connaît son voisin. Les histoires des uns et des autres apparaissent, les préjugés aussi puis se détruisent ou se cristallisent. On passe son temps à suspecter n'importe qui, à s'attacher à des personnages et à espérer qu'il n'est pas coupable, à faire des pronostics. A partir d'un moment, le suspens devient insoutenable et on s'avale les épisodes d'une traite (ce que je fais jusqu'à 3h du mat', j'ai fini la série en deux jours). La seule chose pour laquelle j'ai été déçue, c'est peut-être la fin parce que justement on ne s'y attends pas. Après, il faudrait peut-être la revoir une deuxième fois pour voir les indices, s'il y en a. Les acteurs sont bons, convaincants dans leur rôle. La manière de filmer est très agréable, avec de jolis décors de mer, et surtout un amusant jeu de montage sur des détails filmés ce qui rend très bien. En bref, j'ai beaucoup aimé et je la conseille à ceux qui aiment le policier et le suspens.


Sherlock. Vous connaissez probablement de nom, la série est passée à la télé. C'était une des séries que j'avais vraiment envie de voir cet été. Assez (trop) courte puisqu'il n'y a que neuf épisodes en trois saisons, d'1h30 cependant, ça se regarde incroyablement bien, c'est passionnant. Je suis toujours un peu réservée quand il s'agit de policier, mais en voyant l'engouement que la série provoquait, j'ai tout de même décidé d'essayer. Et j'ai adoré, je suis tombée en amour avec cette série, je n'ai vécu que pour elle le temps de l'avoir regardé. C'était un vrai plaisir. Des intrigues passionnantes (un peu moins sur la saison 3), la classe britannique qui règne sur toute la série, les pensées de Sherlock figurants sur l'écran pour mieux nous faire suivre son raisonnement, ce qui donne une dimension géniale, aucun temps mort quasiment : les épisodes passent tout seuls. Mais ce qui fait le charme de Sherlock, c'est surtout les personnages. Parfaitement articulés entre eux et parfaitement construits que ce soit au niveau caractère/habitude/relations avec les autres/passé et, bien sûr, portés pas des acteurs géniaux (Benedict Cumberbatch en Sherlock mais ça a été une vrai révélation !). Le couple Sherlock/John fonctionne incroyablement bien. C'était juste génial, et Sherlock a pris largement sa place dans mes séries préférées. J'ai hâte de voir une suite.


Black Mirror. J'ai regardé cette série au Portugal, avec ma sœur. On a a-do-ré (et elle n'accroche jamais aux séries, son avis est donc à prendre en compte de manière très attentive !). Cette série est très courte : 6 épisodes en tout, de 45 minutes, autant dire rien du tout, d'autant plus que chaque épisode passe à tout vitesse. Ils sont indépendants les uns des autres, nous racontant une petite histoire différente à chaque fois. Ce sont des mini dystopies mais dans un futur qui apparaît comme très proche, parce que mettant en jeu des scénarios où la technologie n'a pas tant changé, où en tout cas elle pourrait être celle de demain au vu des progrès constants de la science. J'ai était terriblement accrochée à cette série, mais également terriblement troublée. Chaque épisode te prend aux tripes, que ce soit pendant ou après l'avoir visionné. On se demande à la fois comment l'histoire va se passer et à la fois si ça pourrait arriver, si c'est envisageable comme futur. C'est absolument atroce tellement ce qui est montré est difficile à endurer psychologiquement (du moins c'est comme ça que je l'ai ressenti). Mais c'est aussi géniale, parce que ça fait réfléchir. D'autant plus, chaque épisode est très bien ficelé, très intense (vu leur courte durée) et donc on ne s'ennuie pas. C'est à nouveau une réalisation anglaise et c'est à nouveau incroyable. Je vous la conseille vivement !


Teen Wolf. Une de ces nombreuses séries qui mets en scène des loups-garous, des créatures surnaturelles, avec des adolescents tourmentés qui ne peuvent plus vivre normalement.. Le genre de trucs que j'ai arrêté après deux saisons de The Vampire Diaries parce que je n'en pouvais plus et que pour moi, ce phénomène était surfait, vu et revu. J'ai vu l'engouement pour Teen Wolf sur twitter, youtube avec pas mal de fans, j'étais curieuse mais sans plus. Puis ma meilleure amie m'a demandée de regarder, et j'ai lancé le premier épisode. Je vais être franche, j'aurais enlevé les deux premières saisons à la série parce qu'on rencontre des personnages sympas mais clichés et une histoire toute aussi clichée. J'ai continué seulement parce que tout le monde dit que ça va en s'améliorant. Et bon sang, mais oui. La troisième saison a amené des intrigues géniales, les personnages se sont étoffés si bien que maintenant, j'ai envie de leur faire un câlin dès que je les vois apparaître à l'écran (Stiles, Derek, Lydia.. je vous aime). ça a pris de la maturité au fil des saisons, c'est devenu moins niais et.. ça marche, on joue le jeu et ça nous plait bien. J'ai réellement fangirler sur cette série tout l'été et j'ai  même eu le vague à l'âme quand le dernier épisode de la saison 4 s'est achevé.


Girls. C'est la seule série à laquelle je n'ai pas réellement accroché cet été. J'ai regardé le début de la saison 1, curieuse parce que j'en avais entendu parler par des filles dont j'estime assez l'avis pour les séries. Je n'ai pas du tout accroché. Les épisodes sont courts, donc ça remportait un bon point pour moi. Mais c'est bien le seul (avec peut-être le personnage de Marnie que j'ai bien aimé et dans lequel je me suis retrouvée). Sinon j'ai trouvé ça.. plat. Pour moi, les personnages n'ont aucun charisme, l'histoire n'a pas vraiment de rebondissements, ni même un intérêt quelconque. Si le but est de peindre une vie normale, avec des personnages on ne peut plus normaux, c'est réussi. Mais ça ne réussit absolument pas à faire passer quelque chose, la moindre émotion voire un seul sentiment d'attente qui ferait qu'on attend chaque épisode avec impatience. Rien de rien. Je n'ai ressenti que de l'ennui et de l'incompréhension face à cette série. Je n'ai même pas voulu continuer et j'ai laissé tomber. En tout cas, je ne vous la recommande pas.


Une série : Awkward

Aujourd'hui je vous parle de la série Awkward. Je ne sais pas si vous la connaissez, elle n'est pas super populaire en France encore. C'est une série dont les épisodes durent 20 minutes (sauf les tout derniers il me semble..), ce qui vous le savez est un de mes critères favoris pour les séries. Elle comporte pour l'instant trois saisons et une quatrième est en cours de réalisation. 
Elle se passe aux Etats-Unis, plus particulièrement dans un lycée. Elle raconte l'histoire d'une fille, Jenna, plus qu'ordinaire et même plutôt insignifiante, qui un jour, à la suite d'un quiproquo, se met à être la cible de tous les regards. Tout le monde, parents, élèves, profs, pensent qu'elle a tenté de se suicider. On suit donc son développement, ses relations avec son entourage, ses réactions face au regard des autres et son point de vue dessus quand elle raconte le tout sur son blog.
J'avais essayé de la regarder à sa sortie il me semble. Je m'étais arrêté en plein milieu de la saison 1, parce que cela ne me plaisait pas et pour d'autres raisons dont je ne me souviens pas. Puis aux vacances de Noël, j'en entendais parler sur twitter, je déprimais donc je cherchais n'importe quoi à faire alors j'ai regardé. Et je me suis fait les trois saisons en quelques jours. On pourrait croire que c'est signe d'engouement et pourtant, avec du recul, j'ai un avis partagé sur cette série.


Les plus de la série.

- L'histoire n'est pas trop mal ficelée, plutôt rebondissante. Il se passe pas mal de choses différentes et qui se succèdent avec une certaine cohérence, et un bon rythme.
- Les personnages sont très attachants. J'entends par là qu'on peut les aimer, les détester selon ce qu'ils font. Un coup on est pour Matty, un autre pour Jake, on peut détester Jenna qui est pourtant le personnage principal, trouver qu'un tel ou un autre exagère, ou avoir pitié de quelqu'un qu'on est censé détester. Bref, on a souvent des avis très différents sur chaque personnage à chaque moment des saisons. De plus, ce sont souvent des personnages de notre âge donc on peut éventuellement s'y assimiler. Enfin, ce sont des acteurs qui portent leur rôle assez bien. 
- La série est drôle, puis on ne s'ennuie pas. En un mot, elle est divertissante. Le mot juste n'est vraiment pas intéressante mais divertissante. Elle permet de prendre un break, de plonger dans un autre univers et de voir qu'on est pas les seuls à faire des conneries ou à collectionner les merdes (pardon pour ce langage vulguaire), que c'est bien quelque chose d'universel. 
- Son plus gros point je pense, c'est qu'elle peut être assimilée à une drogue. Il suffit que vous la démarriez pour ne plus vous arrêtez. Vous voulez absolument savoir ce qui se passe, vous ne décrochez plus de votre ordinateur et vous êtes sans cesse à vous dire "allez, encore un et j'arrête, promis". Je pense sincèrement que c'est ce côté addictif qui ne m'a pas fait décroché. J'étais d'un coup autre part que chez moi et ça me faisait un bien fou, puis j'avais besoin de "m'investir" dans quelque chose d'autre.

Les moins de la série.

- Les personnages sont très caricaturaux. Ils n'ont pas réellement de profondeurs, on ne découvre pas de nouvelles facettes d'eux. Ils sont donc assez exagérés et très..radicaux je dirai. C'est-à-dire qu'ils sont très enfermés dans leur personnalité (excentrique, mal sans sa peau, beau gosse torturé..) et parfois ça devient lourd.
- Il en va de même pour l'intrigue. Si il se passe pas mal de choses, parfois il s'agit de trop de choses et parfois c'est carrément exagéré. Cependant on ne tombe pas toujours complètement dans ce côté-là, donc bon.
- Au niveau de l'esthétique, c'est que dalle. La série n'est pas du tout intéressante sur ce point-là à mon goût. On a des décors banals (normal vous allez me dire), mais en plus de ça, il n'y a pas trop d'efforts de mise en scène, de filmer, de rendre le tout joli et agréable à l’œil. La seule chose que j'aime esthétiquement est l'évolution des personnages vestimentairement parlant, que je trouve très intéressante (et carrément cool en ce qui concerne Jenna). 

En conclusion

On peut donc dire que si vous recherchez une série vraiment bien faite tant au niveau de l'esthétisme, de l'histoire, des acteurs, des personnages..vous allez devoir aller chercher ailleurs parce que Awkward ne vous satisfera pas pleinement. En revanche, si vous avez besoin d'une petite série pour faire passer le temps, pas forcément trop longue, assez drôle et addictive, qui va vous faire tout de même passer un bon moment, je vous la conseille. Elle n'est pas complètement mauvaise, mais elle a des lacunes, c'est certain. Cependant, ça peut-être quelque chose de très sympa à regarder pour se détendre le soir après les cours.